Très populaire aux États-Unis, ce groupe français, fondé symboliquement en 2000 par Anthony Gonzales, qui fut rejoint plus tard par Nicolas Fromageau, a su affirmer un son moderne via une Electronica planante et mélodique. Fans de My Bloody Valentine et de Tangerine Dream, ils forment un groupe de rock avant de se lancer dans la Dream-Pop sous le nom de M83, en référence à une brillante galaxie qui est l'un des fleurons du ciel profond austral.
Les deux français proposent un monde musical complexe où le terme Post-Rock prend tout son sens. Entre le répétitif et l'hypnotique captivant, ils torturent le son de leur guitares pour en tirer un bruit introspectif, utilisé comme fond sonore plutôt que comme riff. Rassemblant une quantité époustouflante de casquettes musicales, les M83 évoluent dans une large sphère où la musique acquiert une tout autre dimension synthétique, et où la qualité des recherches musicales est indéniable.
Extrait de leur deuxième album Dead Cities, Red Seas & Lost Ghosts, sorti en 2003, "Unrecorded" donne le ton d'un style définitivement tourné vers une musique 'spatiale'. Utilisé pour la B.O. du film Night Watch, ce titre reflète toute la beauté et la profondeur de la musique de M83. A noter que le clip est bien sûr non-officiel.
M83 est avant tout "Don't Save Us from the Flame" et "Teen Angst" : deux histoires successives, deux coups de maître dédiés à l’adolescence, pas toujours facile à vivre, mais que l'on se remémore avec un petit sourire. C'est aussi des balades envoutantes dans un calme synthétique apaisant ("In the Cold i'm Standing"), en passant par l'Electro-Rock noisy maîtrisé ("A Guitarr & a Heart") et tourmenté ("*"), des envolées plus Pop ("Slowly") et de longs voyages riches en textures sonores ("Couleurs"). Anthony Gonzales mérite vraisemblablement une plus grande reconnaissance française et internationale.
mercredi 27 août 2008
dimanche 10 août 2008
The Prodigy
Seule la surdité pendant ces dernières décennies pourrait être une excuse valable pour ne pas (au moins) avoir entendu parler de ce groupe et de leur musique des plus anti-commerciale, à grand renfort de provocations visuelles et verbales, d'affreux looks punks et sataniques et de vidéos clips redoutables.
Composé de Liam Howett (clavier), Leeroy Thornill (MC/danseur) et le délirant chanteur Keith Flint, ce groupe a navigué sur plusieurs domaines tels que la Rave, le Big Beat, l'Indus et une espèce de Techno-Rock qui mit d'accord les amateurs des deux genres.
En effet, à force de cogner de plus en plus dur et fort, la Techno devait un jour ou l'autre s'associer au Rock et au Hip-Hop les plus radicaux. Et ce groupe anglais trouva le bon alliage : une furieuse fusion entre un Metal incandescent, un Rap de combat et un phénoménal Drum'n Bass sorti tout droit des forges de l'enfer.
Un classique à connaître (si si) est "Breathe". On y voit Flint avec sa crête punk, les piercings sur sa langue toujours sortie, faire le toxicoman fou aux troubles psychosomatiques ('Psychosomatic addict-insane') avec des gestes épileptiques. Démontrant toute la puissance du glauque et du malsain, mettant en scène la schizophrénie, ce clip pousse le vice de l'agressivité visuelle à un très bon niveau. ATTENTION LES YEUX!!
Prodigy - Breathe
envoyé par aldhebaran
Pour éviter que ce blog ne soit signalé, je n'ai pu mettre leur (meilleur?) clip "Smack my B###h Up", qui est le plus violent, le plus efficace et surtout le plus controversé de ce groupe, faisant l’apologie du sexe, de la drogue et de l’alcool (tout un programme...). On peut noter "Voodoo People", rappelant Marche ou Creve de Stephen King. Le très underground "Firestarter" et l'anarchique "Hot Ride" sont aussi de bon crus. Enfin, coté Indus, "Spitfire" mélange militarisme énervé et voix hypnotisante, et coté... amusant, "Baby's Got A Temper" dénote un humour bien à eux. Prodigy incarne et incarnera l'énergie débordante de la culture Rave.
P.S. : The Prodigy sont de retour avec un nouvel album, qui s'annonce être une tuerie, et un premier clip bien tordu du même nom "Invaders Must Die". Regardez aussi leur live de "Worlds On Fire" qui décape sérieusement les oreilles et les yeux.
Composé de Liam Howett (clavier), Leeroy Thornill (MC/danseur) et le délirant chanteur Keith Flint, ce groupe a navigué sur plusieurs domaines tels que la Rave, le Big Beat, l'Indus et une espèce de Techno-Rock qui mit d'accord les amateurs des deux genres.
En effet, à force de cogner de plus en plus dur et fort, la Techno devait un jour ou l'autre s'associer au Rock et au Hip-Hop les plus radicaux. Et ce groupe anglais trouva le bon alliage : une furieuse fusion entre un Metal incandescent, un Rap de combat et un phénoménal Drum'n Bass sorti tout droit des forges de l'enfer.
Un classique à connaître (si si) est "Breathe". On y voit Flint avec sa crête punk, les piercings sur sa langue toujours sortie, faire le toxicoman fou aux troubles psychosomatiques ('Psychosomatic addict-insane') avec des gestes épileptiques. Démontrant toute la puissance du glauque et du malsain, mettant en scène la schizophrénie, ce clip pousse le vice de l'agressivité visuelle à un très bon niveau. ATTENTION LES YEUX!!
Prodigy - Breathe
envoyé par aldhebaran
Pour éviter que ce blog ne soit signalé, je n'ai pu mettre leur (meilleur?) clip "Smack my B###h Up", qui est le plus violent, le plus efficace et surtout le plus controversé de ce groupe, faisant l’apologie du sexe, de la drogue et de l’alcool (tout un programme...). On peut noter "Voodoo People", rappelant Marche ou Creve de Stephen King. Le très underground "Firestarter" et l'anarchique "Hot Ride" sont aussi de bon crus. Enfin, coté Indus, "Spitfire" mélange militarisme énervé et voix hypnotisante, et coté... amusant, "Baby's Got A Temper" dénote un humour bien à eux. Prodigy incarne et incarnera l'énergie débordante de la culture Rave.
P.S. : The Prodigy sont de retour avec un nouvel album, qui s'annonce être une tuerie, et un premier clip bien tordu du même nom "Invaders Must Die". Regardez aussi leur live de "Worlds On Fire" qui décape sérieusement les oreilles et les yeux.
mercredi 6 août 2008
Rob Dougan
Né à Sydney en 1965, Rob Dougan (alias Rob D) se destinait à une carrière d'acteur au cinéma, avant de se faire connaître du monde du septième art par ses qualités d'arrangeur et de compositeur.
Cet artiste fait partie de ses inclassables, mélangeant les genres grâce à un savant dosage entre symphonie orchestrale, électro et rythmique Trip Hop. Mais avant tout, ce dernier est surtout une musique profondément envoutante qui sonne très "film" (hollywoodien j'entends). Il s'est fait connaître grâce au titre "Clubed to Death", qui intégrait la B.O. du cultissime Matrix (qui n'était pas le premier à l'avoir utilisé d'ailleurs) et qui fût très remarqué.
Ce titre, dans lequel le mélange des genres Techno et Classique fait véritablement des merveilles, est vaguement inspiré d'un prélude de Frederik Chopin. Le clip est lui même très intemporel avec Rob courant, comme pour rattraper le temps, alors que ce dernier s'est inversé pour les autres. La petite histoire veut qu'une suite de cette chanson ait été créée...
L'unique album de sa discographie "Furious Angels” est magnifique, souvent sombre ("Furious Angel"), d'une impressionnante puissance ("There's Only Me"), mais à tendance fataliste et solitaire ("Left me for Dead"), et offrant des morceaux ambitieux, très structurés et à l'intensité émotionnelle rare ("I'm not Driving Anymore"). Les personnes ayant appréciées les deux premiers Matrix devraient y reconnaitre quelque thèmes. Un artiste qui mérite d'être plus connu.
Cet artiste fait partie de ses inclassables, mélangeant les genres grâce à un savant dosage entre symphonie orchestrale, électro et rythmique Trip Hop. Mais avant tout, ce dernier est surtout une musique profondément envoutante qui sonne très "film" (hollywoodien j'entends). Il s'est fait connaître grâce au titre "Clubed to Death", qui intégrait la B.O. du cultissime Matrix (qui n'était pas le premier à l'avoir utilisé d'ailleurs) et qui fût très remarqué.
Ce titre, dans lequel le mélange des genres Techno et Classique fait véritablement des merveilles, est vaguement inspiré d'un prélude de Frederik Chopin. Le clip est lui même très intemporel avec Rob courant, comme pour rattraper le temps, alors que ce dernier s'est inversé pour les autres. La petite histoire veut qu'une suite de cette chanson ait été créée...
L'unique album de sa discographie "Furious Angels” est magnifique, souvent sombre ("Furious Angel"), d'une impressionnante puissance ("There's Only Me"), mais à tendance fataliste et solitaire ("Left me for Dead"), et offrant des morceaux ambitieux, très structurés et à l'intensité émotionnelle rare ("I'm not Driving Anymore"). Les personnes ayant appréciées les deux premiers Matrix devraient y reconnaitre quelque thèmes. Un artiste qui mérite d'être plus connu.
lundi 4 août 2008
Robert Miles
Robert Miles, de son vrai nom Roberto Concina, est un DJ et producteur italien, né en Suisse et est le fondateur du label S:Alt Records.
En 1995, ce mec fit le même effet dans le monde de la House qu'un certain Jean-Michel Jarre vingt ans plus tôt dans la musique électronique expérimentale. Il inventa le genre du Dream avec le titre "Children". Le Dream se caractérise par un rythme de House assez rapide (aux alentours de 120 bpm) qui soutient une mélodie relativement lente, généralement un piano et/ou des violons, ce qui permet de générer un effet relaxant et une sensation profonde de "planer", comme dans un rêve.
La vidéo naturellement choisie est donc "Children", en mémoire à des enfants victimes de la guerre. Ce tube (de sept minutes originalement) fut un grand succès à travers l'Europe et même aux États-Unis. Il fut remixé de façon Techno, Trance et Dance (Souvenez-vous de "Do you Know" de Angel City) par de nombreux artistes à tour de bras. N'ayez pas peur de vous assoupir dans votre chaise et savourez ce morceau qui a plus de dix ans mais reste et restera légendaire.
Robert Miles - Children
envoyé par Hakunamatata67
D'autre tubes assez proches succédèrent à celui-ci comme "Fable", "Fantasia", "One to One" ou encore "Rain". Ce genre incita par la suite toute une voie d'artistes à s'orienter vers une musique douce et rythmée.
En 1995, ce mec fit le même effet dans le monde de la House qu'un certain Jean-Michel Jarre vingt ans plus tôt dans la musique électronique expérimentale. Il inventa le genre du Dream avec le titre "Children". Le Dream se caractérise par un rythme de House assez rapide (aux alentours de 120 bpm) qui soutient une mélodie relativement lente, généralement un piano et/ou des violons, ce qui permet de générer un effet relaxant et une sensation profonde de "planer", comme dans un rêve.
La vidéo naturellement choisie est donc "Children", en mémoire à des enfants victimes de la guerre. Ce tube (de sept minutes originalement) fut un grand succès à travers l'Europe et même aux États-Unis. Il fut remixé de façon Techno, Trance et Dance (Souvenez-vous de "Do you Know" de Angel City) par de nombreux artistes à tour de bras. N'ayez pas peur de vous assoupir dans votre chaise et savourez ce morceau qui a plus de dix ans mais reste et restera légendaire.
Robert Miles - Children
envoyé par Hakunamatata67
D'autre tubes assez proches succédèrent à celui-ci comme "Fable", "Fantasia", "One to One" ou encore "Rain". Ce genre incita par la suite toute une voie d'artistes à s'orienter vers une musique douce et rythmée.
dimanche 3 août 2008
Ellen Allien
Fondatrice du label Bpitch Control, la Berlinoise Ellen Allien est désormais une des figures incontournables sur la scène électronique allemande et mondiale. Musicienne, productrice, sa passion naquit pendant l’apogée de la période Acid-House à la fin des années 80. Avec l’émergence d’une scène électro à Berlin, Allien se lance dans le DJing et la composition.
Elle a fait la promotion d’une électro-tech IDM (Intelligent Dance Music) assez radicale, sombre, toujours expérimentale, aux rythmes syncopés et aux sonorités déchirées, froides, ciselées aux machines et soutenues par de violentes basses Techno. Elle s'est faite remarquée grâce à ses deux premiers albums Stadtkind et Berlinette. Cependant, depuis 2006, sa musique et son label ont pris un tournant nettement plus Minimal, plus orienté vers la Trance, mais toujours hypnotique.
Cette vidéo (non-officielle) s'intitule "Way Out" et provient d'Orchestre of Bubbles, co-produit avec Apparat. La musique est plus une invitation à un voyage mélodique au pays des beats techno, où chaque son de synthétiseur a été travaillé pour se marier avec la voie de la DJette.
Ellen Allien - Way Out
envoyé par ESTETTE
La discographie riche et variée de l'allemande recèle bon nombre de pépites, uniques plus de part leur style que de leurs sonorités, telles que le grinçant "Stadtkind", le mélancolique "Sehnsucht", le planant "Jet", "In White Room" ou encore le voluptueux "Maria" issu de son Weissmix.
Elle a fait la promotion d’une électro-tech IDM (Intelligent Dance Music) assez radicale, sombre, toujours expérimentale, aux rythmes syncopés et aux sonorités déchirées, froides, ciselées aux machines et soutenues par de violentes basses Techno. Elle s'est faite remarquée grâce à ses deux premiers albums Stadtkind et Berlinette. Cependant, depuis 2006, sa musique et son label ont pris un tournant nettement plus Minimal, plus orienté vers la Trance, mais toujours hypnotique.
Cette vidéo (non-officielle) s'intitule "Way Out" et provient d'Orchestre of Bubbles, co-produit avec Apparat. La musique est plus une invitation à un voyage mélodique au pays des beats techno, où chaque son de synthétiseur a été travaillé pour se marier avec la voie de la DJette.
Ellen Allien - Way Out
envoyé par ESTETTE
La discographie riche et variée de l'allemande recèle bon nombre de pépites, uniques plus de part leur style que de leurs sonorités, telles que le grinçant "Stadtkind", le mélancolique "Sehnsucht", le planant "Jet", "In White Room" ou encore le voluptueux "Maria" issu de son Weissmix.
Libellés :
* Artiste Coup de Coeur,
I.D.M.,
Techno
samedi 2 août 2008
Art of Noise
Art of Noise est la réunion au début des années 1980 de Anne Dudley, Gary Langan, Jonathan J. Jeczali et Paul Morley autour du producteur Trevor Horn (réalisateur de "Owner of a Lonely Heart" de Yes. Est aussi l'un des deux protagonistes des Buggles, auteurs de "Video Killed The Radio Star"). Leur musique est le reflet parfait de leur nom : un alliage d'électro et de pop music, constitué de bidouillages sonores chiadés, samples synthétiques et bandes triturées. Un véritable art, ou devrait-on dire un arsenal du bruit, comme son nom l'indique.
Ce groupe est un digne représentant de la New Wave (lorsque les synthétiseurs ont pointé le bout de leur nez dans le monde du Punk-Rock qui commençait à s'asphyxier à l'époque) à coté de Depeche Mode, The Cure ou Eurythmics.
"Moments in Love" est un de leur premiers succès, très proche du Downtempo. Ce clip est un grand moment de poésie et de calme. Chacun peut y aller de son interprétation. J'y vois la naissance d'un couple essayant de se protéger et de se construire face à toutes les personnes qui les espionnent, voire les convoitent.
Pour ceux qui sont intéréssés, d'autres titres tels que la réorchestration du célèbre "Peter Gunn Theme", le majestueux "On Being Blue", "Born on a Sunday" ou encore le fameux "The Seduction of Claude Debussy" valent vraiment le coup d'être écoutés. On voit en effet dans ces deux derniers l'émergence d'un Drum'n Bass assez planant, soutenu par une superbe voix d'opéra, qui a fait école par la suite.
Ce groupe est un digne représentant de la New Wave (lorsque les synthétiseurs ont pointé le bout de leur nez dans le monde du Punk-Rock qui commençait à s'asphyxier à l'époque) à coté de Depeche Mode, The Cure ou Eurythmics.
"Moments in Love" est un de leur premiers succès, très proche du Downtempo. Ce clip est un grand moment de poésie et de calme. Chacun peut y aller de son interprétation. J'y vois la naissance d'un couple essayant de se protéger et de se construire face à toutes les personnes qui les espionnent, voire les convoitent.
Pour ceux qui sont intéréssés, d'autres titres tels que la réorchestration du célèbre "Peter Gunn Theme", le majestueux "On Being Blue", "Born on a Sunday" ou encore le fameux "The Seduction of Claude Debussy" valent vraiment le coup d'être écoutés. On voit en effet dans ces deux derniers l'émergence d'un Drum'n Bass assez planant, soutenu par une superbe voix d'opéra, qui a fait école par la suite.
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