Morcheeba (More Cheeba, «plus d’herbe», cheeba signifiant marijuana en argot portugais) est, comme Massive Attack ou Portishead, un groupe qui attache beaucoup d'importance au groove et qui s'est retrouvé catalogué un peu trop hâtivement dans le bac Trip-Hop des magasins de disques. Créé en 1996 à Douvres par les frères Paul (DJ) et Ross Godfrey (guitare et clavier), et par la chanteuse afro Skye Edwards (qui a quitté le groupe en 2003, en raison de divergences musicales), ce groupe fait "de belles chansons avec un jeu de guitare génial", selon Ross.
Quand on demande à Morcheeba de se définir, ils parlent volontiers de Soul méditative enrobée de «Dub-Trip-Hop-Rock-Trance», pour se débarasser de l'étiquette Downtempo qu'on essaye de leur coller. Ainsi, leur musique très organique, portée par la voix fluide, douce et sensuelle de Skye, dépasse largement le cadre du Trip-Hop en allant flâner du côté du Blues, du Funk, de la Soul, du Jazz ou de l'expérimental.
"Enjoy the Ride", issu de 'Dive Deep', n'est pas LE tube qui les a faits connaître, mais plutôt le genre de musique dans laquelle on adore venir tout stressé pour y plonger, s'y vider la tête, s'y ressourcer puis se la repasser en boucle encore et encore. Avec un clip et des paroles très poétiques et très imagées (cf Commentaires) faisant un hymne à la vie, cette plongée dans des les méandres oniriques de Morcheeba devrait requinquer tous les dépressifs suicidaires blasés de la vie. La chanson datant de 2008, la chanteuse n'est pas par conséquent Skye mais Judie Tzuke.
Morcheeba Enjoy The Ride
envoyé par beekeeper75
Beaucoup de clubbers et mélomanes curieux ont découvert ce groupe en 1995 à travers le fameux morceau "Trigger Hippie" (1995) de leur premier album 'Who can you trust?'. "Tape Loop" et le psychédélique "Never an Easy Way" eurent aussi leur petit effet à l'époque. Mais l'apogée fut réellement atteinte en 1998 avec 'Big Calm' qui s’est vendu à des millions d’exemplaires. Les onze titres de cet anti-stress sont d'une efficacité redoutable et révèle leur véritable génie. Folk ("Part of the Process"), Soul, Blues ("Fear And Love"), Reggae ("Friction") et Jazz, toutes les influences des musiciens se croisent : "The Sea" et "Big Calm" sont devenus incontournables et reflètent parfaitement ce genre nouveau à l'époque que l'on nommait Trip-Hop. On peut aussi noter de belles balades comme "Over And Over" et "Blindfold", qui sont de beaux aperçus de cet album que l'on doit écouter au moins une fois. S'ensuivent, trois albums en trois ans ('Fragements of Freedom', 'Back to mine', 'Charango') dans lesquels l'influence Pop (Britpop??) se fait de plus en plus omniprésente. Bien qu'inégaux musicalement, certaines pépites, telles que "Rome Wasn’t Built In a Day", "Undress me Now", ne sont pas à oublier, même si "Slowdown" et "Otherwise" collent plus à l'esprit du groupe. Ceci conduisit au départ de Skye, ce qui fit hurler les fans de désespoir et qui plongea Morcheeba dans une longue période de crise identitaire, changeant de ci de là de chanteuse sans réellement pouvoir remplacer la lâcheuse ni retrouver le son d'entant, et ce jusqu'à 'Dive Deep' récemment. Morcheeba de retour? A vous de juger.
Excellent pour les débuts de soirées ou au contraire pour s’endormir au petit matin, Morcheeba reste toutefois un très bon Chill-Out optimiste et rafraîchissant.
dimanche 28 décembre 2008
samedi 20 décembre 2008
The Crystal Method
Il existe une substance cristalline, synthétique et psycho-stimulante qui provoque une euphorie et une forte stimulation mentale, et devient hautement addictive lorsque prise au-delà des dosages médicinaux. Cette drogue s'appelle la méthamphétamine, ou 'Crystal Meth' pour les intimes, et correspond exactement à la description que l'on pourrait faire de la musique de Crystal Method. Fondé en 1993 à Las Vegas par Ken Jordan et Scott Kirkland, ce groupe est une référence dans le monde du Big Beat.
Big Beat oblige, leur musique distille un son rugueux et fusionnel, grâce à l’énergie Rock associée à la puissance de l’Electro et du Breakbeat, teintée parfois de sonorités Funk et Hip-Hop. On peut même sentir une petite pointe de AC/DC et de Depeche Mode dans certains de leurs titres. Beaucoup font partie de B.O. de films d'action (Matrix, Blade, Spawn, Resident Evil, Romeo Must Die, Fast & Furious...) ou d'O.S. de jeux vidéos 'à sensations' (Max Payne, Splinter Cell, Need for Speed, Gran Turismo, Dance Dance Revolution...).
Ils commencèrent à se faire connaitre grâce à "Busy Child" qui fît partit de la B.O. de Lost in Space. On y retrouve toute la patate de l'Electro-Breakbeat, qui a fait le succès de Crystal Method, et l'ambiance des Rave Party des 90's.
Crystal Method - Busy Child
envoyé par 6souls
Ce titre fait partie de leur premier et excellent album 'Vegas'. Ce dernier contient aussi des titres très réputés comme "Trip Like I Do", qui commence dans un nuage électro et tranquille avant d'exploser dans une tempête de break. Dans le même style, l'underground "Keep Hope Alive" fût l'hymne de la scène Rave en 1994, notamment grâce aux tonnes de remixes qui en découlèrent. L'album suivant “Tweekend” accentue plus la rythmique hip-hop agressive ("Roll It Up") et les mélodies funky fluides ("Wild Sweet & Cool"). De plus, "Name of The Game" sonne Rage Against The Machine du fait que Tom Morello y joue un petit accord afin de produire la dynamique Rock qu'on lui connait bien. En 2004 sort "Legion of Boom" dans lequel Wes Borland (Limp Bizkit) s'éclate ("Born Too Slow"). On y retrouve aussi de bons gros sons de guitares bien gras et bien travaillés ("Starting Over"), avec une petite tendance au Metal ("Weapons of Mass Distortion"). Pour les amateurs de Blade premier du nom, "Techno Opener" rappellera de bons souvenirs.
Big Beat oblige, leur musique distille un son rugueux et fusionnel, grâce à l’énergie Rock associée à la puissance de l’Electro et du Breakbeat, teintée parfois de sonorités Funk et Hip-Hop. On peut même sentir une petite pointe de AC/DC et de Depeche Mode dans certains de leurs titres. Beaucoup font partie de B.O. de films d'action (Matrix, Blade, Spawn, Resident Evil, Romeo Must Die, Fast & Furious...) ou d'O.S. de jeux vidéos 'à sensations' (Max Payne, Splinter Cell, Need for Speed, Gran Turismo, Dance Dance Revolution...).
Ils commencèrent à se faire connaitre grâce à "Busy Child" qui fît partit de la B.O. de Lost in Space. On y retrouve toute la patate de l'Electro-Breakbeat, qui a fait le succès de Crystal Method, et l'ambiance des Rave Party des 90's.
Crystal Method - Busy Child
envoyé par 6souls
Ce titre fait partie de leur premier et excellent album 'Vegas'. Ce dernier contient aussi des titres très réputés comme "Trip Like I Do", qui commence dans un nuage électro et tranquille avant d'exploser dans une tempête de break. Dans le même style, l'underground "Keep Hope Alive" fût l'hymne de la scène Rave en 1994, notamment grâce aux tonnes de remixes qui en découlèrent. L'album suivant “Tweekend” accentue plus la rythmique hip-hop agressive ("Roll It Up") et les mélodies funky fluides ("Wild Sweet & Cool"). De plus, "Name of The Game" sonne Rage Against The Machine du fait que Tom Morello y joue un petit accord afin de produire la dynamique Rock qu'on lui connait bien. En 2004 sort "Legion of Boom" dans lequel Wes Borland (Limp Bizkit) s'éclate ("Born Too Slow"). On y retrouve aussi de bons gros sons de guitares bien gras et bien travaillés ("Starting Over"), avec une petite tendance au Metal ("Weapons of Mass Distortion"). Pour les amateurs de Blade premier du nom, "Techno Opener" rappellera de bons souvenirs.
lundi 8 septembre 2008
Ez3kiel
Surprenant... un mot qui me vient presque spontanément à l'esprit quand je pense à Ez3kiel. Une musique à la fois brute et raffinée, une identité visuelle baroque et onirique, un univers dans lequel s'immerger est une véritable expérience. Si celle-ci n’est pas des plus confortables, elle mérite d’être vécue. Ici, la facilité n’existe pas. Ez3kiel chahute, heurte, apaise et édifie tout à la fois. Souvent constitué de beauté et de mélancolie, leur paysage est brusquement traversé par diverses et menaçantes météorites sonores. Dub, Electro, Hip-Hop, Rock : ces ingrédients majeurs se voient assembler d’une manière inédite, laissant par instant la part belle aux expérimentations. Leur musique est donc un fabuleux voyage chargé d'anachronismes, de violence et de féerie. Leur artwork consiste notamment à combiner habilité et souci extrême du détail, à l'aide de nouvelles technologies.
Historiquement, Ez3kiel naquit à Tours en 1994, mais Joahn Guilon (aux machines), Yann Nguema (bassiste et graphiste hors paire) et Matthieu Fays (batteur) ne se lancèrent vraiment dans leur vocation expérimentale qu'en 1997. Cependant, à cause de leur début, on rattache souvent ce groupe à la scène Dub, ce qui peut paraître discutable en vue de leurs dernières productions.
Il est donc impossible de résumer Ez3kiel en une chanson. Cette vidéo représente juste une bonne approche pour apprécier la symbiose entre l'univers graphique du groupe et sa musique, qui doivent être considérés tous deux sur le même plan. Ceci est donc plusieurs extraits de leurs vidéos utilisées pendant leurs concerts.
Ez3kiel_trailervideo30
envoyé par Djay-DeG1crew
En 2001 sort leur album 'Handle with Care' dans lequel leurs morceaux sont encore très proche du Dub. Cependant, avec des titres tels que "Strange Days" ou "Burning Dub", on sent naître l'orientation musicale qui se poursuivra et se confirmera dans l'album suivant 'Babary', sorti en 2003. Dans ce dernier, "Versus", le premier titre qui les a réellement lancés, agrémente leur Dub d'une nouveau style fait de dureté et d'expérimentations à vous cisailler les oreilles. On retrouve ce concept dans "Barbary" ou "Sûrement", où la beauté et la mélancolie se laissent facilement bousculer avec violence et barbarie par des sonorités hybrides et hypnotiques.
Puis arrive 'Naphtaline', véritable ovni multimédia, œuvre volontairement créée pour l'inclassable. Ce travail d'orfèvrerie est un chevron de leur vision artistique, dans lequel l'immersion de l'auditeur, chloroformée entre 2 berceuses ("Naphtaline"), hypnotisée par la féérie des images et l'ambiance plus feutrée, épurée et acoustique ("Le Lac des Signes"), se fait en douceur. Entre plages mélancoliques émaillées de crépitements Electro et envolées brutales ("Lethal Submission"), la magie opère.
Enfin sort 'Battlefield', dans lequel brûle un Rock Indus torturé ("Adamantium") pour nous laisser errer dans la solitude ("The Wedding") : un parfait compromis entre puissance ("Break or Die") et fragilité ("Lull").
L'élégante brutalité de leurs performances sonores et visuelles fait de ce trio tourangeau un des groupes les plus déroutants de la scène Electro française.
Historiquement, Ez3kiel naquit à Tours en 1994, mais Joahn Guilon (aux machines), Yann Nguema (bassiste et graphiste hors paire) et Matthieu Fays (batteur) ne se lancèrent vraiment dans leur vocation expérimentale qu'en 1997. Cependant, à cause de leur début, on rattache souvent ce groupe à la scène Dub, ce qui peut paraître discutable en vue de leurs dernières productions.
Il est donc impossible de résumer Ez3kiel en une chanson. Cette vidéo représente juste une bonne approche pour apprécier la symbiose entre l'univers graphique du groupe et sa musique, qui doivent être considérés tous deux sur le même plan. Ceci est donc plusieurs extraits de leurs vidéos utilisées pendant leurs concerts.
Ez3kiel_trailervideo30
envoyé par Djay-DeG1crew
En 2001 sort leur album 'Handle with Care' dans lequel leurs morceaux sont encore très proche du Dub. Cependant, avec des titres tels que "Strange Days" ou "Burning Dub", on sent naître l'orientation musicale qui se poursuivra et se confirmera dans l'album suivant 'Babary', sorti en 2003. Dans ce dernier, "Versus", le premier titre qui les a réellement lancés, agrémente leur Dub d'une nouveau style fait de dureté et d'expérimentations à vous cisailler les oreilles. On retrouve ce concept dans "Barbary" ou "Sûrement", où la beauté et la mélancolie se laissent facilement bousculer avec violence et barbarie par des sonorités hybrides et hypnotiques.
Puis arrive 'Naphtaline', véritable ovni multimédia, œuvre volontairement créée pour l'inclassable. Ce travail d'orfèvrerie est un chevron de leur vision artistique, dans lequel l'immersion de l'auditeur, chloroformée entre 2 berceuses ("Naphtaline"), hypnotisée par la féérie des images et l'ambiance plus feutrée, épurée et acoustique ("Le Lac des Signes"), se fait en douceur. Entre plages mélancoliques émaillées de crépitements Electro et envolées brutales ("Lethal Submission"), la magie opère.
Enfin sort 'Battlefield', dans lequel brûle un Rock Indus torturé ("Adamantium") pour nous laisser errer dans la solitude ("The Wedding") : un parfait compromis entre puissance ("Break or Die") et fragilité ("Lull").
L'élégante brutalité de leurs performances sonores et visuelles fait de ce trio tourangeau un des groupes les plus déroutants de la scène Electro française.
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* Clip Coup de Coeur,
Dub,
Experimental,
OVNI
mercredi 27 août 2008
M83
Très populaire aux États-Unis, ce groupe français, fondé symboliquement en 2000 par Anthony Gonzales, qui fut rejoint plus tard par Nicolas Fromageau, a su affirmer un son moderne via une Electronica planante et mélodique. Fans de My Bloody Valentine et de Tangerine Dream, ils forment un groupe de rock avant de se lancer dans la Dream-Pop sous le nom de M83, en référence à une brillante galaxie qui est l'un des fleurons du ciel profond austral.
Les deux français proposent un monde musical complexe où le terme Post-Rock prend tout son sens. Entre le répétitif et l'hypnotique captivant, ils torturent le son de leur guitares pour en tirer un bruit introspectif, utilisé comme fond sonore plutôt que comme riff. Rassemblant une quantité époustouflante de casquettes musicales, les M83 évoluent dans une large sphère où la musique acquiert une tout autre dimension synthétique, et où la qualité des recherches musicales est indéniable.
Extrait de leur deuxième album Dead Cities, Red Seas & Lost Ghosts, sorti en 2003, "Unrecorded" donne le ton d'un style définitivement tourné vers une musique 'spatiale'. Utilisé pour la B.O. du film Night Watch, ce titre reflète toute la beauté et la profondeur de la musique de M83. A noter que le clip est bien sûr non-officiel.
M83 est avant tout "Don't Save Us from the Flame" et "Teen Angst" : deux histoires successives, deux coups de maître dédiés à l’adolescence, pas toujours facile à vivre, mais que l'on se remémore avec un petit sourire. C'est aussi des balades envoutantes dans un calme synthétique apaisant ("In the Cold i'm Standing"), en passant par l'Electro-Rock noisy maîtrisé ("A Guitarr & a Heart") et tourmenté ("*"), des envolées plus Pop ("Slowly") et de longs voyages riches en textures sonores ("Couleurs"). Anthony Gonzales mérite vraisemblablement une plus grande reconnaissance française et internationale.
Les deux français proposent un monde musical complexe où le terme Post-Rock prend tout son sens. Entre le répétitif et l'hypnotique captivant, ils torturent le son de leur guitares pour en tirer un bruit introspectif, utilisé comme fond sonore plutôt que comme riff. Rassemblant une quantité époustouflante de casquettes musicales, les M83 évoluent dans une large sphère où la musique acquiert une tout autre dimension synthétique, et où la qualité des recherches musicales est indéniable.
Extrait de leur deuxième album Dead Cities, Red Seas & Lost Ghosts, sorti en 2003, "Unrecorded" donne le ton d'un style définitivement tourné vers une musique 'spatiale'. Utilisé pour la B.O. du film Night Watch, ce titre reflète toute la beauté et la profondeur de la musique de M83. A noter que le clip est bien sûr non-officiel.
M83 est avant tout "Don't Save Us from the Flame" et "Teen Angst" : deux histoires successives, deux coups de maître dédiés à l’adolescence, pas toujours facile à vivre, mais que l'on se remémore avec un petit sourire. C'est aussi des balades envoutantes dans un calme synthétique apaisant ("In the Cold i'm Standing"), en passant par l'Electro-Rock noisy maîtrisé ("A Guitarr & a Heart") et tourmenté ("*"), des envolées plus Pop ("Slowly") et de longs voyages riches en textures sonores ("Couleurs"). Anthony Gonzales mérite vraisemblablement une plus grande reconnaissance française et internationale.
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Pop,
Rock
dimanche 10 août 2008
The Prodigy
Seule la surdité pendant ces dernières décennies pourrait être une excuse valable pour ne pas (au moins) avoir entendu parler de ce groupe et de leur musique des plus anti-commerciale, à grand renfort de provocations visuelles et verbales, d'affreux looks punks et sataniques et de vidéos clips redoutables.
Composé de Liam Howett (clavier), Leeroy Thornill (MC/danseur) et le délirant chanteur Keith Flint, ce groupe a navigué sur plusieurs domaines tels que la Rave, le Big Beat, l'Indus et une espèce de Techno-Rock qui mit d'accord les amateurs des deux genres.
En effet, à force de cogner de plus en plus dur et fort, la Techno devait un jour ou l'autre s'associer au Rock et au Hip-Hop les plus radicaux. Et ce groupe anglais trouva le bon alliage : une furieuse fusion entre un Metal incandescent, un Rap de combat et un phénoménal Drum'n Bass sorti tout droit des forges de l'enfer.
Un classique à connaître (si si) est "Breathe". On y voit Flint avec sa crête punk, les piercings sur sa langue toujours sortie, faire le toxicoman fou aux troubles psychosomatiques ('Psychosomatic addict-insane') avec des gestes épileptiques. Démontrant toute la puissance du glauque et du malsain, mettant en scène la schizophrénie, ce clip pousse le vice de l'agressivité visuelle à un très bon niveau. ATTENTION LES YEUX!!
Prodigy - Breathe
envoyé par aldhebaran
Pour éviter que ce blog ne soit signalé, je n'ai pu mettre leur (meilleur?) clip "Smack my B###h Up", qui est le plus violent, le plus efficace et surtout le plus controversé de ce groupe, faisant l’apologie du sexe, de la drogue et de l’alcool (tout un programme...). On peut noter "Voodoo People", rappelant Marche ou Creve de Stephen King. Le très underground "Firestarter" et l'anarchique "Hot Ride" sont aussi de bon crus. Enfin, coté Indus, "Spitfire" mélange militarisme énervé et voix hypnotisante, et coté... amusant, "Baby's Got A Temper" dénote un humour bien à eux. Prodigy incarne et incarnera l'énergie débordante de la culture Rave.
P.S. : The Prodigy sont de retour avec un nouvel album, qui s'annonce être une tuerie, et un premier clip bien tordu du même nom "Invaders Must Die". Regardez aussi leur live de "Worlds On Fire" qui décape sérieusement les oreilles et les yeux.
Composé de Liam Howett (clavier), Leeroy Thornill (MC/danseur) et le délirant chanteur Keith Flint, ce groupe a navigué sur plusieurs domaines tels que la Rave, le Big Beat, l'Indus et une espèce de Techno-Rock qui mit d'accord les amateurs des deux genres.
En effet, à force de cogner de plus en plus dur et fort, la Techno devait un jour ou l'autre s'associer au Rock et au Hip-Hop les plus radicaux. Et ce groupe anglais trouva le bon alliage : une furieuse fusion entre un Metal incandescent, un Rap de combat et un phénoménal Drum'n Bass sorti tout droit des forges de l'enfer.
Un classique à connaître (si si) est "Breathe". On y voit Flint avec sa crête punk, les piercings sur sa langue toujours sortie, faire le toxicoman fou aux troubles psychosomatiques ('Psychosomatic addict-insane') avec des gestes épileptiques. Démontrant toute la puissance du glauque et du malsain, mettant en scène la schizophrénie, ce clip pousse le vice de l'agressivité visuelle à un très bon niveau. ATTENTION LES YEUX!!
Prodigy - Breathe
envoyé par aldhebaran
Pour éviter que ce blog ne soit signalé, je n'ai pu mettre leur (meilleur?) clip "Smack my B###h Up", qui est le plus violent, le plus efficace et surtout le plus controversé de ce groupe, faisant l’apologie du sexe, de la drogue et de l’alcool (tout un programme...). On peut noter "Voodoo People", rappelant Marche ou Creve de Stephen King. Le très underground "Firestarter" et l'anarchique "Hot Ride" sont aussi de bon crus. Enfin, coté Indus, "Spitfire" mélange militarisme énervé et voix hypnotisante, et coté... amusant, "Baby's Got A Temper" dénote un humour bien à eux. Prodigy incarne et incarnera l'énergie débordante de la culture Rave.
P.S. : The Prodigy sont de retour avec un nouvel album, qui s'annonce être une tuerie, et un premier clip bien tordu du même nom "Invaders Must Die". Regardez aussi leur live de "Worlds On Fire" qui décape sérieusement les oreilles et les yeux.
mercredi 6 août 2008
Rob Dougan
Né à Sydney en 1965, Rob Dougan (alias Rob D) se destinait à une carrière d'acteur au cinéma, avant de se faire connaître du monde du septième art par ses qualités d'arrangeur et de compositeur.
Cet artiste fait partie de ses inclassables, mélangeant les genres grâce à un savant dosage entre symphonie orchestrale, électro et rythmique Trip Hop. Mais avant tout, ce dernier est surtout une musique profondément envoutante qui sonne très "film" (hollywoodien j'entends). Il s'est fait connaître grâce au titre "Clubed to Death", qui intégrait la B.O. du cultissime Matrix (qui n'était pas le premier à l'avoir utilisé d'ailleurs) et qui fût très remarqué.
Ce titre, dans lequel le mélange des genres Techno et Classique fait véritablement des merveilles, est vaguement inspiré d'un prélude de Frederik Chopin. Le clip est lui même très intemporel avec Rob courant, comme pour rattraper le temps, alors que ce dernier s'est inversé pour les autres. La petite histoire veut qu'une suite de cette chanson ait été créée...
L'unique album de sa discographie "Furious Angels” est magnifique, souvent sombre ("Furious Angel"), d'une impressionnante puissance ("There's Only Me"), mais à tendance fataliste et solitaire ("Left me for Dead"), et offrant des morceaux ambitieux, très structurés et à l'intensité émotionnelle rare ("I'm not Driving Anymore"). Les personnes ayant appréciées les deux premiers Matrix devraient y reconnaitre quelque thèmes. Un artiste qui mérite d'être plus connu.
Cet artiste fait partie de ses inclassables, mélangeant les genres grâce à un savant dosage entre symphonie orchestrale, électro et rythmique Trip Hop. Mais avant tout, ce dernier est surtout une musique profondément envoutante qui sonne très "film" (hollywoodien j'entends). Il s'est fait connaître grâce au titre "Clubed to Death", qui intégrait la B.O. du cultissime Matrix (qui n'était pas le premier à l'avoir utilisé d'ailleurs) et qui fût très remarqué.
Ce titre, dans lequel le mélange des genres Techno et Classique fait véritablement des merveilles, est vaguement inspiré d'un prélude de Frederik Chopin. Le clip est lui même très intemporel avec Rob courant, comme pour rattraper le temps, alors que ce dernier s'est inversé pour les autres. La petite histoire veut qu'une suite de cette chanson ait été créée...
L'unique album de sa discographie "Furious Angels” est magnifique, souvent sombre ("Furious Angel"), d'une impressionnante puissance ("There's Only Me"), mais à tendance fataliste et solitaire ("Left me for Dead"), et offrant des morceaux ambitieux, très structurés et à l'intensité émotionnelle rare ("I'm not Driving Anymore"). Les personnes ayant appréciées les deux premiers Matrix devraient y reconnaitre quelque thèmes. Un artiste qui mérite d'être plus connu.
lundi 4 août 2008
Robert Miles
Robert Miles, de son vrai nom Roberto Concina, est un DJ et producteur italien, né en Suisse et est le fondateur du label S:Alt Records.
En 1995, ce mec fit le même effet dans le monde de la House qu'un certain Jean-Michel Jarre vingt ans plus tôt dans la musique électronique expérimentale. Il inventa le genre du Dream avec le titre "Children". Le Dream se caractérise par un rythme de House assez rapide (aux alentours de 120 bpm) qui soutient une mélodie relativement lente, généralement un piano et/ou des violons, ce qui permet de générer un effet relaxant et une sensation profonde de "planer", comme dans un rêve.
La vidéo naturellement choisie est donc "Children", en mémoire à des enfants victimes de la guerre. Ce tube (de sept minutes originalement) fut un grand succès à travers l'Europe et même aux États-Unis. Il fut remixé de façon Techno, Trance et Dance (Souvenez-vous de "Do you Know" de Angel City) par de nombreux artistes à tour de bras. N'ayez pas peur de vous assoupir dans votre chaise et savourez ce morceau qui a plus de dix ans mais reste et restera légendaire.
Robert Miles - Children
envoyé par Hakunamatata67
D'autre tubes assez proches succédèrent à celui-ci comme "Fable", "Fantasia", "One to One" ou encore "Rain". Ce genre incita par la suite toute une voie d'artistes à s'orienter vers une musique douce et rythmée.
En 1995, ce mec fit le même effet dans le monde de la House qu'un certain Jean-Michel Jarre vingt ans plus tôt dans la musique électronique expérimentale. Il inventa le genre du Dream avec le titre "Children". Le Dream se caractérise par un rythme de House assez rapide (aux alentours de 120 bpm) qui soutient une mélodie relativement lente, généralement un piano et/ou des violons, ce qui permet de générer un effet relaxant et une sensation profonde de "planer", comme dans un rêve.
La vidéo naturellement choisie est donc "Children", en mémoire à des enfants victimes de la guerre. Ce tube (de sept minutes originalement) fut un grand succès à travers l'Europe et même aux États-Unis. Il fut remixé de façon Techno, Trance et Dance (Souvenez-vous de "Do you Know" de Angel City) par de nombreux artistes à tour de bras. N'ayez pas peur de vous assoupir dans votre chaise et savourez ce morceau qui a plus de dix ans mais reste et restera légendaire.
Robert Miles - Children
envoyé par Hakunamatata67
D'autre tubes assez proches succédèrent à celui-ci comme "Fable", "Fantasia", "One to One" ou encore "Rain". Ce genre incita par la suite toute une voie d'artistes à s'orienter vers une musique douce et rythmée.
dimanche 3 août 2008
Ellen Allien
Fondatrice du label Bpitch Control, la Berlinoise Ellen Allien est désormais une des figures incontournables sur la scène électronique allemande et mondiale. Musicienne, productrice, sa passion naquit pendant l’apogée de la période Acid-House à la fin des années 80. Avec l’émergence d’une scène électro à Berlin, Allien se lance dans le DJing et la composition.
Elle a fait la promotion d’une électro-tech IDM (Intelligent Dance Music) assez radicale, sombre, toujours expérimentale, aux rythmes syncopés et aux sonorités déchirées, froides, ciselées aux machines et soutenues par de violentes basses Techno. Elle s'est faite remarquée grâce à ses deux premiers albums Stadtkind et Berlinette. Cependant, depuis 2006, sa musique et son label ont pris un tournant nettement plus Minimal, plus orienté vers la Trance, mais toujours hypnotique.
Cette vidéo (non-officielle) s'intitule "Way Out" et provient d'Orchestre of Bubbles, co-produit avec Apparat. La musique est plus une invitation à un voyage mélodique au pays des beats techno, où chaque son de synthétiseur a été travaillé pour se marier avec la voie de la DJette.
Ellen Allien - Way Out
envoyé par ESTETTE
La discographie riche et variée de l'allemande recèle bon nombre de pépites, uniques plus de part leur style que de leurs sonorités, telles que le grinçant "Stadtkind", le mélancolique "Sehnsucht", le planant "Jet", "In White Room" ou encore le voluptueux "Maria" issu de son Weissmix.
Elle a fait la promotion d’une électro-tech IDM (Intelligent Dance Music) assez radicale, sombre, toujours expérimentale, aux rythmes syncopés et aux sonorités déchirées, froides, ciselées aux machines et soutenues par de violentes basses Techno. Elle s'est faite remarquée grâce à ses deux premiers albums Stadtkind et Berlinette. Cependant, depuis 2006, sa musique et son label ont pris un tournant nettement plus Minimal, plus orienté vers la Trance, mais toujours hypnotique.
Cette vidéo (non-officielle) s'intitule "Way Out" et provient d'Orchestre of Bubbles, co-produit avec Apparat. La musique est plus une invitation à un voyage mélodique au pays des beats techno, où chaque son de synthétiseur a été travaillé pour se marier avec la voie de la DJette.
Ellen Allien - Way Out
envoyé par ESTETTE
La discographie riche et variée de l'allemande recèle bon nombre de pépites, uniques plus de part leur style que de leurs sonorités, telles que le grinçant "Stadtkind", le mélancolique "Sehnsucht", le planant "Jet", "In White Room" ou encore le voluptueux "Maria" issu de son Weissmix.
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* Artiste Coup de Coeur,
I.D.M.,
Techno
samedi 2 août 2008
Art of Noise
Art of Noise est la réunion au début des années 1980 de Anne Dudley, Gary Langan, Jonathan J. Jeczali et Paul Morley autour du producteur Trevor Horn (réalisateur de "Owner of a Lonely Heart" de Yes. Est aussi l'un des deux protagonistes des Buggles, auteurs de "Video Killed The Radio Star"). Leur musique est le reflet parfait de leur nom : un alliage d'électro et de pop music, constitué de bidouillages sonores chiadés, samples synthétiques et bandes triturées. Un véritable art, ou devrait-on dire un arsenal du bruit, comme son nom l'indique.
Ce groupe est un digne représentant de la New Wave (lorsque les synthétiseurs ont pointé le bout de leur nez dans le monde du Punk-Rock qui commençait à s'asphyxier à l'époque) à coté de Depeche Mode, The Cure ou Eurythmics.
"Moments in Love" est un de leur premiers succès, très proche du Downtempo. Ce clip est un grand moment de poésie et de calme. Chacun peut y aller de son interprétation. J'y vois la naissance d'un couple essayant de se protéger et de se construire face à toutes les personnes qui les espionnent, voire les convoitent.
Pour ceux qui sont intéréssés, d'autres titres tels que la réorchestration du célèbre "Peter Gunn Theme", le majestueux "On Being Blue", "Born on a Sunday" ou encore le fameux "The Seduction of Claude Debussy" valent vraiment le coup d'être écoutés. On voit en effet dans ces deux derniers l'émergence d'un Drum'n Bass assez planant, soutenu par une superbe voix d'opéra, qui a fait école par la suite.
Ce groupe est un digne représentant de la New Wave (lorsque les synthétiseurs ont pointé le bout de leur nez dans le monde du Punk-Rock qui commençait à s'asphyxier à l'époque) à coté de Depeche Mode, The Cure ou Eurythmics.
"Moments in Love" est un de leur premiers succès, très proche du Downtempo. Ce clip est un grand moment de poésie et de calme. Chacun peut y aller de son interprétation. J'y vois la naissance d'un couple essayant de se protéger et de se construire face à toutes les personnes qui les espionnent, voire les convoitent.
Pour ceux qui sont intéréssés, d'autres titres tels que la réorchestration du célèbre "Peter Gunn Theme", le majestueux "On Being Blue", "Born on a Sunday" ou encore le fameux "The Seduction of Claude Debussy" valent vraiment le coup d'être écoutés. On voit en effet dans ces deux derniers l'émergence d'un Drum'n Bass assez planant, soutenu par une superbe voix d'opéra, qui a fait école par la suite.
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